Née à Montréal, Claudine Bertrand étudie à l'École normale et à l'Université du Québec à Montréal, où elle obtient une maîtrise en études littéraires. À partir de 1973, elle enseigne la littérature au niveau collégial et collabore à diverses revues, dont notamment *Montréal now! *, *Intervention*, *La Nouvelle Barre du jour*, *Les Écrits*, *Hobo**/Québec*, *Possibles*, *Rampike*, *Doc**(k)s*, *Mensuel 25*, *Moebius*, *Estuaire*, *Écritures*, *Tessera*, *Bacchanales*, et *Acte Sud*. Elle est aussi chroniqueuse de poésie à la radio de l'Université de Montréal. Fondatrice de la revue *Arcade* en 1981, elle a dirigé les éditions du même nom et créé le Prix de la relève Arcade en 1991. Cette revue a été l’objet, en 1996, d’un colloque à l’Université Paris 8 (Vincennes) qui soulignait une contribution assidue aux échanges culturels France / Québec. C’est dans ce but qu’elle a créé, en 1999, la prestigieuse collection internationale de poésie «Vis-à-Vis», aux Éditions Trait d’Union. Elle est correspondante pour les revues littéraires *Jardin d'essai*, *Pourtours* et *Travers* (France). Ayant co-dirigé le projet *La poésie prend le métro* durant la première année, elle a aussi organisé également des semaines culturelles, participé à de nombreux colloques et à des lectures publiques, animé des ateliers d'écriture de femmes et coanimé la première Nuit au féminin à l'Université du Québec à Montréal, le 20 avril 1985. Elle a été régulièrement invitée aux États-Unis et en Europe pour prononcer des conférences sur l'écriture des femmes et la poésie. En 1996, Claudine Bertrand a obtenu le titre de finaliste au Grand Prix du festival international de poésie pour son recueil /Une main contre le délire/. En 1996, à l'occasion du 15ème anniversaire de la revue Arcade, elle a remporté le titre de finaliste au Grand Prix du Conseil des Arts de la Communauté urbaine de Montréal pour s'être démarquée sur la scène culturelle depuis presque deux décennies. Elle a été récipiendaire du Prix Femme de mérite en 1997, section arts et culture, et elle a obtenu, en 1998, la Médaille d'or du rayonnement culturel, décernée par la Renaissance française et le Prix de la Société des écrivains canadiens, catégorie Poésie, pour /L'amoureuse intérieure/ suivi de /La montagne sacrée/. Enfin, son œuvre Le corps en tête est couronnée, en 2001, par le prestigieux prix Tristan-Tzara. En 2002, elle reçoit le Prix international Saint-Denys-Garneau pour /L’Énigme du futur/.