Ses liens
avec le Québec remontent à 1948. À la suite de la lecture d’un article sur les
jeunes écrivains du Québec, dans le journal La
Patrie, Phelps entame une correspondance avec la poète québécoise Rina Lasnier.
- Premier séjour au Québec -
Après avoir
obtenu son baccalauréat en Haïti, il se rend aux États-Unis, en 1950, pour étudier
la chimie. Rina Lasnier en profite pour l’inviter à visiter le Québec. C’est le
coup de foudre pour la Belle Province. Un an plus tard, Phelps abandonne ses études
de chimie, retourne au Québec pour étudier la céramique avec Jean Cartier (École
du Meuble ) et la sculpture avec Pierre Normandeau (École des beaux-arts ).
Il fait la
connaissance de Yves et Michèle Thériault. Le romancier Yves Thériault lui apprend
les techniques de l’écriture radiophonique. Guy Beaulnes, qu’il rencontre chez
les Thériault, lui demande un texte pour
Les nouveautés dramatiques, émission qu’il réalisait à Radio Canada. Phelps lui confie Rachat, pièce qui sera mise en ondes pour l’émission du Vendredi saint
de 1952.
Rentré en
Haïti en 1953, il continue à écrire. Il se marie avec Janine Clesca dont il aura
trois filles Rachel, Isabel et Hélène.
- Haïti Littéraire -
C’est dans
un climat politique mouvementé, rythmé par les nombreuses arrestations de la dictature
de François Duvalier, que Phelps va fonder en 1961, avec Villard Denis, dit Davertige,
Serge Legagneur, Roland Morisseau, René Philoctète et Auguste Thénor le groupe
: Haïti Littéraire et la revue Semences.
Ils allaient marquer une rupture avec le
courant littéraire de l’époque.
De 1961 à 1964, Phelps met sur pied et anime
la troupe de comédiens : Prisme, composée
entre autres de Woolley Henriquez et d’Émile Ollivier. Il réalise des émissions
hebdomadaires de poésie et de théâtre, à la station Radio
Cacique, dont il est le cofondateur. Il utilise pour ces émissions, des textes
d’écrivains haïtiens et du Québec dont, Alain Grandbois, Anne Hébert, Rina Lasnier,
Pierre Perrault, Yves Thériault. Son apprentissage de l’écriture radiophonique
auprès de Yves Thériault lui permet d’écrire plusieurs pièces radiophoniques.
Phelps publie
deux recueils : Été, Éclats de silence ainsi que le poème Présence qui avait paru en 1949 et qui marquait le début de sa carrière
d’écrivain. Il commence la rédaction de : Mon Pays que Voici.
- L’exil -
Après un
séjour dans les prisons du dictateur Duvalier, il est contraint de s’exiler. Il
s’établit à Montréal en mai 1964, à l’invitation de Yves et Michèle Thériault.
Il pratique la photo et est cameraman aux Productions Ville Marie, dont Thériault
est le directeur. Il réalise de courts métrages, (scopitones ) sur les Classels,
Yoland Guérard, et Muriel Millard.
Ses camarades
poètes d’Haïti Littéraire, le rejoignent. Avec Serge Legagneur et Roland Morisseau,
Phelps s’installe au Carré Saint Louis. Un roman en préparation Les chiffonniers de l’exil, évoque en partie cette époque de sa vie.
- Acteur et journaliste -
Avec Émile
Ollivier, il fait du théâtre radiophonique à Radio Canada, sous la direction de
Madeleine Jérôme.
Il joue à Québec, au théâtre de l’Estoc, dans Un goût de miel, de la dramaturge irlandaise
Shelag Delaney, aux côtés de Luce Guilbault,
et à la télé de Radio Canada dans Le
bonheur des autres de Jean Filiatrault.
En décembre
1965 il entre comme journaliste, à la salle des nouvelles télévision de Radio
Canada, où il restera vingt ans. Ce poste allait renforcer son ancrage au Québec.
Il se fait des relations dans le milieu du théâtre et l’une de ses pièces : Le
conditionnel, sera lue au Centre d’essai d’art dramatique, par Rita Lafontaine
et Yves Corbeil, puis jouée entre autres à Gatineau, par La Nouvelle Basoche,
et au Théâtre du Vieux Québec.
- Le Perchoir d’Haïti de Montréal -
C’est grâce
aux Lundis du Perchoir d’Haïti, qu’il va vivre l’une de ses plus belles expériences
du début de son exil. Phelps et ses camarades poètes vont se faire connaître et
accepter par leurs confrères du Québec. Carlo Juste, le propriétaire du Perchoir,
un restaurant-bar haïtien de la rue Metcalfe, permet aux poètes de poursuivre
une habitude qu’ils avaient en Haïti : la lecture publique de leurs poèmes. Ce
restaurant-bar était fréquenté par la bohème de Montréal.
Gérard V.
Étienne, Serge Legagneur, Roland Morisseau, et
- Publications et participations à des congrès -
En 1966,
les Éditions Holt Rinehart et Winston publient un recueil de Phelps : Points cardinaux, entièrement consacré
à Montréal. Un poème de ce recueil fait partie de Bien dit, manuel d’apprentissage du français édité en 2006 aux États-Unis,
par Holt Rinehart et Winston.
La même année
1966, il interprète sur disque, son poème Mon Pays que Voici, écrit en Haïti. Cette réalisation sonore de la
poésie constitue une première dans les littératures haïtienne et québécoise, et
ce disque contribuera à le faire connaître tant au Québec qu’à l’étranger et dans
la diaspora haïtienne. Comme le souligne le poète et romancier guadeloupéen, Ernest
Pépin, les étudiants antillais et guyanais de l’époque, avaient tous dans leur
chambre le même poster : celui de Che Guevara, le même livre : Cahier
d’un retour au pays natal, de Aimé Césaire, le même disque : Mon
Pays que voici, d’
Mon pays que voici, augmenté d’une troisième partie et de Les dits du fou aux cailloux, sera édité
à Paris en 1968 par PJ Oswald. Le critique des Lettres Françaises, René Lacôte
dira de ce long poème : « Cette poésie est de celles qui nous font aller très
loin dans l’âme d’un peuple. »
Suivront
plusieurs autres disques de poètes haïtiens, et Terre Québec du poète québécois Paul Chamberland.
Divorcé de
sa première femme, Phelps rencontre Hélène Valiquette, une Québécoise, qu’il épousera
en 1967. Durant un bref séjour à Saint Hilaire, il écrira quelques chapitres de
son premier roman Moins l’Infini, et
réalisera le disque Pierrot le Noir,
montage de ses textes avec ceux d’Émile Ollivier et de Jean-Richard Laforest.
Phelps et sa femme s’installent ensuite à Côte des Neiges, où leur appartement
sera le point de rencontre de nombreux écrivains et intellectuels d’origines diverses.
Ces rencontres vont faciliter l’insertion des intellectuels et des écrivains qui
continuent à fuir les dictatures.
En juin 1971,
il est invité en Union soviétique où il participe, à Moscou et à Leningrad, au
Festival Pouchkine.
En 1973,
son premier roman Moins l’Infini, qui
met en scène des opposants au dictateur Duvalier, sera publié à Paris, par les
Éditeurs Français Réunis. Il sera édité en Allemagne et en Argentine, et sa traduction
russe sortira à Moscou, en 1975, dans Littérature Étrangère à 500 mille exemplaires.
Son deuxième
roman Mémoire en colin-maillard, qui
traite de la délation et de la folie dans une dictature, sort en 1976 aux Éditions
Nouvelle Optique de Montréal.
Son livre
Motifs pour le temps saisonnier est édité
la même année, à Paris.
Phelps fait
plusieurs séjours en Espagne où il écrira le recueil La bélière caraïbe, qui sera édité à Montréal en 1980 et obtiendra
le prix de poésie Casa de las Américas (Cuba).
Même le
soleil est nu paraît en 1983.
Il collabore,
par des poèmes et des textes de réflexions, à Nouvelle Optique, revue haïtienne de Montréal.
En 1978 il
est à Lagos, au Nigéria, comme membre de la délégation canadienne au deuxième
Congrès des arts et des cultures nègres.
En Italie
plusieurs universités s’intéressent aux littératures québécoise et caraïbéenne
et Phelps a été invité à des colloques à Bologne, Turin, Venise, Rome.
Son premier
séjour italien a eu lieu à l’occasion du Premier congrès des littératures francophones,
hors de France, à Padoue en 1983. Nicole Brossard, Marie José Glémaud, Gaston
Miron, Roland Morisseau, entre autres, faisaient partie de la délégation du Québec.
En 1985 les
Éditions Libre Expression de Montréal publient Haïti-Haïti, un roman d’action avec tontons macoutes, violence, et
sexe, qu’il a écrit avec Gary Klang.
En août 1985,
après vingt ans de service à la Salle des nouvelles TV, de Radio Canada, il prend
une retraite anticipée pour se consacrer entièrement à l’écriture, aux voyages,
au modelage et au dessin.
Il reçoit
pour la deuxième fois le prix de poésie Casa de las Americas, pour Orchidée nègre recueil qui sera publié
en 1987 par les Éditions Triptyque de Montréal.
La même année, sort à Mexico, une traduction
espagnole de Mon pays que voici. Este es
mi pais.
En 1988,
Phelps fait une incursion dans le cinéma comme acteur, dans l’adaptation de son
conte pour enfant Et moi je suis une île,
publié chez Leméac en 1973. Le conte décrit
le voyage dans la Caraïbe, de l’Île de Montréal, désireuse de faire la connaissance
de ses sœurs d’eau salée. Le film sera réalisé, par la compagnie InformAction
de Montréal, sous le titre : Les
îles ont une âme, avec la participation de la comédienne chanteuse Toto Bissainthe.
Pauline Julien prêtera sa voix à Montréal.
Avec la compagnie
InformAction, Phelps a fait la narration de plusieurs films documentaires. En
1990, il interprète la version créole de L’homme qui plantait des arbres, de Jean Giono, film de Frédéric Bach,
ONF, traduction créole de Georges Castera.
En 1994 il
publie en Haïti, son livre Les doubles quatrains mauves, aux Éditions
Mémoire et réalise une exposition de dessins poèmes à la Galerie Caraïbe de Pétionville.
En 2000,
l’Université de Turin édite une édition bilingue de son recueil Immobile voyageuse de picas. Immobile viaggiatrice di pica. Une autre
édition de ce livre sortira à Montréal sous le titre Immobile voyageuse de picas et autres silences.
Avec Émile
Ollivier, il participe en avril 2002 au congrès organisé au Japon, par l’Université
Hitotsubashi de Tokyo, sur L’avenir des
civilisations : métissage ou purification. Après son passage au Japon une
de ses nouvelles paraîtra en traduction.
En mai 2002,
le poète québécois José Acquelin l’invite à participer à un récital de poésie
« Cinq à souhaits », au Lion d’or, puis aux Terrasses Saint Sulpice en septembre
2005, dans le cadre du Festival International de Littérature (FIL)
En 2003,
il prononce une conférence en Espagne, au Département d’études caraïbéennes et
québécoises de l’Université de Séville.
En automne
2003, il lit ses poèmes au Festival International de poésie de Trois Rivières.
Le livre
Femme Amérique, sera édité par Les Écrits des Forges, Trois-Rivières,
en 2004 et en traduction espagnole par Mantis Editores, Mexique 2005.
Les Éditions du Noroît, publient Une phrase lente de violoncelle, en 2005.
Phelps en lit des extraits à la librairie Olivieri, en octobre 2005 dans le cadre des Dimanches en poésie du
Noroît.
Toujours
en octobre de la même année, la Galerie Méhu, de New York, organise « un après
midi en poésie et peinture » autour du recueil Une phrase lente de violoncelle. Durant ce séjour, à l’invitation
de Thomas Spear, il prononce une conférence sur Haïti Littéraire au CUNY, City University
of New-York.
En février
2006 il est invité, comme poète en résidence, par le Conseil Général de la Guadeloupe.
Pendant deux mois il donnera des conférences, aura des rencontres avec des lycéens,
participera à des lectures de poèmes, et fera une exposition de ses dessins-poèmes.
En août 2006,
son roman La contrainte de l’inachevé,
qui traite de l’impossibilité d’une réinsertion en Haïti, paraît à Montréal, chez
Leméac Éditeur.
En octobre
2006 il est de nouveau invité au Festival International de Poésie, de Trois Rivières.
En novembre
2006, il signe, au Salon du livre de Montréal, son roman La contrainte
de l’inachevé.
En 2007 une
réédition de Mon Pays que Voici paraît
aux Éditions Mémoire d’encrier.
Le 26 octobre
2007, il prononce une conférence pour les membres de l’Association des écrivains
francophones d’Amérique, à Montréal.
Du 24 au
26 avril il est invité à la Rencontre québécoise internationale des écrivains,
à Montréal, dont le thème est : L’Ailleurs.
Le 29 mai
2008 il lit ses poèmes au récital Poésie des trois Amériques, au Marché de la
poésie de Montréal.
Du 25 au
28 septembre 2008, il participe aux rencontres de poésie catalano-québécoises,
de Sabadell, en Espagne.
Le poète José Acquelin l’invite à lire
ses poèmes à l’événement Cinq à souhait, le 18 septembre 2009 aux Terrasses Saint
Sulpice, dans le cadre du Festival international de littérature.
Le Festival International de poésie
de Trois Rivières l’invite à participer à la soirée Jazz et Poésie, à la Bibliothèque
et archives nationales du Québec, le 20 septembre 2009.
- Hommage et reconnaissance -
Dans tous
les colloques et rencontres littéraires auxquels il participe, Phelps représente
à la fois, Haïti et le Québec, sa terre d’accueil.
Il a reçu
deux fois le Prix de Poésie Casa de las Américas, de Cuba.
Le 21 novembre
1997, la Ville de Montréal lui décerne un Certificat
d’honneur
pour « son rôle au sein de la communauté haïtienne et sa remarquable contribution
au développement de sa ville. »
Le 2 février
2001, à l’occasion du forum : « Encre noire, littérature et
communautés
noires », le Ministère des Relations avec
les citoyens et de l’Immigration, du gouvernement du Québec, rend hommage à
Le 27 avril
2007, au cours d’une soirée qui lui est consacrée au Métropolis bleu,
En mai 2007,
à l’occasion du lancement, à l’Université de Montréal, du livre : Ces Québécois venus d’Haïti, Phelps est
honoré en compagnie des personnalités d’origine haïtienne, qui ont contribué,
dans les domaines éducatif, scientifique et culturel, à l’édification du Québec
moderne.
Phelps a
été finaliste pour plusieurs prix en 2007, entre autres : Ouessant, France-Québec
et celui du Gouverneur général du Canada,
pour son roman La contrainte de l’inachevé.
Dans le cadre
du Marché de la Poésie, une soirée hommage Au Jardin extravagant de la mémoire,
lui a été consacrée, le 30 mai 2008, à la Maison de la culture du Plateau Mont-Royal.
Cet hommage fera l’objet d’une tournée dans différentes maisons de la culture
de Montréal, en mars 2010, pendant la Quinzaine de la poésie.
-Projets -
Actuellement
- Rayonnement
de l’œuvre -
Des extraits
de son œuvre se retrouvent dans des anthologies tant de France que du Québec et
de la Caraïbe.
Préparé par
Hélène Maïa
2008
Pour plus
d’informations rechercher
5582 ave
Decelles, app 3
Montréal
Qc Canada H3T 1W5
Tél. : 514
737 9718
phelpsanthony@videotron.ca /
POÉSIE
Été.
Haïti Collection Samba,1960
Présence. Haïti, Collection Haïti Littéraire, 1961
Éclats de Silence. Haïti Collection Haïti Littéraire, 1962
Points Cardinaux. Montréal, Holt Rinehart et Winston,1967
Mon Pays que voici, suivi de Les
dits du fou-aux-cailloux.
Paris,
Pierre-Jean 1968
Motifs pour le temps saisonnier. Paris, Pierre-Jean Oswald,
1976
La Bélière caraïbe. Montréal, Nouvelle Optique, 1980
Même le soleil est nu. Montréal, Nouvelle Optique,1983
Orchidée nègre. Montréal, Triptyque, 1987
Les doubles quatrains mauves. Haïti, Mémoire, 1995
Immobile Voyageuse de Picas, Immobile Viaggiatrice di
Picas. Édition
hors commerce. Torino, La Rosa Editrice, 2000
Immobile Voyageuse de Picas et autres silences. Montréal. Édition CIDIHCA, 2000
Femme Amérique. Trois Rivières, Écrits
des Forges 2004/ Marseille, Autres Temps,
2004.
Une
phrase lente de violoncelle. Montréal, Le Noroît, 2005
Mon
pays que voici. Montréal, Mémoire d’encrier, 2007
ROMANS :
Moins l'Infini. Paris, Éditeurs Français Réunis, 1973
Mémoire en colin-maillard, Montréal,Nouvelle Optique, 1976.
Montréal CIDIHCA, 2001.
Haïti-Haïti, en collaboration avec Gary Klang. Montréal,
Libre Expression,
1985
Le
mannequin enchanté. Nouvelles. Montréal, Leméac, 2009
THÉÂTRE :
Le conditionnel. Montréal, Holt Rinehart et Winston, 1966
CONTES POUR
ENFANT :
Et moi je suis une île. Montréal, Leméac, 1973
AUTRES
Image
et verbe
Trente collages
de Irène Chiasson, accompagnés de poèmes de François Piazza,
Longueuil,
Image et verbe éditions, 1966
Photos de
Carl Hiebert, textes de Syto Cavé,
Paul
Laraque, vingt ans sous les drapeaux entre Marx et Breton. Montréal, Caliban, 2004
D’une
lettre à l’autre. Abécédaire.
Poèmes et
illustrations de 28 poètes et 28 peintres.
Trois Rivières,
Joutes internationales Pixel
Coffret de
Poèmes et dessins réalisés par 10 poètes et 10 peintres lors du Festival international
de poésie de Trois Rivières 2003. Trois
Rivières,
DISCOGRAPHIE :
Réalisation
et interprétation sous étiquettes
Les Disques
Coumbite et Les Productions Caliban
Mon Pays que voici. Poème de A. Phelps. Montréal, Coumbite. 1966.
Repiquage CD, Montréal, Caliban 2000Les
araignées du soir. Poème de A. Phelps. Montréal, Coumbite 1967
Terre-Québec.
Poèmes de Paul Chamberland. Montréal, Coumbite
1968
Pierrot le noir Poèmes de
Laforest, Ollivier, Phelps. Montréal, Coumbite1968. Repiquage DC 2005.
Motifs pour le temps saisonnier. Poèmes de A. Phelps. Montréal, Caliban
1975
Raymond Chassagne dit par
Caliban,
1975
La Havane, Casa de las Américas,1979.
Poètes
d'Haïti. R. Chassagne & R.Philoctète. Montréal,
Caliban 1982
Quatre Poètes d'Haïti: Poèmes de Davertige,
Legagneur, Morisseau, Phelps. Montréal, Caliban,1982
Orchidée
nègre. Poèmes de A.
Phelps. (Cassette) Caliban Montréal 1992
Paroles
vives. Poèmes de
Georges Castera. (Cassette) Montréal, Caliban, 1993
Les
beaux poèmes d'amour d'Haïti-littéraire. Davertige, Legagneur, Morisseau,
Philoctète, Phelps. DC Montréal, Caliban-Haïti, 1997.
La
poésie contemporaine d'Haïti. Trente-quatre poètes. DC, Montréal, Caliban-Haïti
1998.
Incantatoire.
Poèmes de Raymond Chassagne dits par A.Phelps et B. Chassagne. Montréal, Caliban-Haïti
2003
FILMOGRAPHIE :
Aube noire.
Film de 20 minutes. Montréal, InformAction, 1980.
Planète créole
Vidéo
30 minutes. Série 1366 No 004 Montréal,
Radio Québec.
1980
Planète créole
Vidéo 30 minutes. Série 1366. No 006 Montréal,
Radio Québec,
1980
Et négriers d'eux-mêmes.
Film, 57 minutes. Montréal, Productions
Pierre Nadeau,1981
Mercenaires en quête d'auteurs.
Film. 87 minutes. Montréal,
Productions InformAction, 1981Zone de turbulence
Film 80 minutes. Montréal,
Productions InformAction1985
Spécial
Vidéo 60 minutes. Télé nationale d'Haïti. Sept 1986Les îles ont une âme.Film,
29 minutes Montréal, Productions InformAction 1988
L'homme qui plantait des
arbres.
Film d'animation de Frédéric Bach. 29 minutes. Productions ONF/Radio
Canada. Version créole (trad. Georges Castera
) Montréal, InformAction, 1990
TRADUCTIONS :
En
espagnol
Flores para
los héroes. (Moins l'Infini, roman) Trad. Alcira Gonzalez Malleville. Buenos Aires, Grupo Editor de Buenos
Aires, 1975
La littérature négro-africaine. (Article) Tard. Lazlo Moussong.
Mexico, Plural No 159,1984.
Orquìdea negra. Traduction de Jarvier Garcia Mendez.
Mexico, Plural No 169, 1985.
Este es mi pais/ Mon Pays que voici. Trad. Monica
Mansour. Edition bilingue. Mexico, Joan Boldo i Climent Editores et Caliban,1987.
Mujer América / Femme Amérique. Trad.
Gabriel Martin. Mexico,
Mantis Editores,
2005
En
allemand
Denn wiederkehren wird Unendlichkeit. (Moins l'Infini, roman)
trad. Thomas Dobberkau. Berlin,
Aufbau Verlag, 1976.
En
italien
Immobile
Viaggiatrice di Picas. Traduction : Antonella Emina. Torino, La Rosa Editrice,
2000
Ne révèle
pas nos mots de passe. Poème. Traduction Alessandro Costantini. Venise, Revue
Nexus, No jan 2005
En russe et ukrainien:
Le Silence
éclaté. Nouvelle poésie haïtienne. Trad, russe. (Anthologie) Moscou 1968Le poème de la montagne. Trad. ukrainienne.
Revue Le monde, mai 1974Moins l'infini, roman. Traduction russe. Moscou. Littérature
étrangère, 1975
En anglais:
Père caraïbe,
poème. Trad. Janice Thomas, in The New Voice, vol 7 No 14. Trinidad-Tobago 1979
Osiris, nouvelle. Trad.
La
bouche du Père, poème. Trad. Colette Pratt, in A Shapely Fire. Mosaic Press, Ontario Canada
1987
Père Caraïbe. Trad. Carrol Coates in Revue Callaloo, vol 15, No 2. University of Virginia 1992.
Même le soleil est nu, poème. Trad. Gregory Hall in Revue
Callaloo, vol 15, No 2 University of Virginia. 1992
Orchidée nègre (extrait du
poème) Trad. Carrol Coates in Revue Callaloo. Vol 15, No 2. University of Virginia, 1992
Black african literature.
in Revue Research in african literatures. Trad. Summer 1994 vol
25 No 2
Quand l’écriture
devient fumée. traduction Eleni Sikelianos et Laird Hunt. New York, Revue
Bomb No 90 Winter 2004/2005
En japonais
Hier, hier
encore, in Anthologie de nouvelles haïtiennes
Tokyo,
Éditions
Kokusho-Kankokai, 2003
Certains
de ses livres, dont Mémoire en colin-maillard, ont figuré au programme des études françaises de plusieurs
universités des États-Unis dont : Princeton University, Saint Michael's College,
(Vermont), Iowa State University.
CONGRÈS ET RENCONTRES, SPECTACLES :
Festival
Pouchkine : Moscou. Leningrad ( Union Soviétique ) juin 1971.
Hommage à
Léon Felipe, poète espagnol décédé au Mexique. Mexico 1974.
Festival
des arts et des cultures nègres. Lagos, Nigéria janvier 1977.
Membre du
Jury du Prix de Poésie de Casa de las Américas, Cuba, 1979.
Conference of caribbean writers,
Toronto, Canada 1982.
Festival
franco-anglais de poésie. Paris, France avril 1982.
Premier congrès
des littératures francophones hors de France. Padoue, Italie, 1983.
Prononce une conférence : Littérature négro-africaine d’Amérique,
mythe ou réalité.
Festival of Caribbean Writers, New
York USA, 1985.
Encuentro
de los poétas del mundo latino. Zacatecas, Mexique, 1988.
Soirée de
poésie au Bateau Fou dans les jardins du Papyrus. Hommage au poète
Semaine de
la culture haïtienne. Santo Domingo, République Dominicaine juin 1989.
Forum libre,
Festival des arts de la Guadeloupe, juillet 1989.
Semaine d'hommage
à la chanteuse haïtienne Toto Bissainthe. Fort de France, Martinique mars 1994.
Conférence
de l'Organisation Mondiale de la Propriété Intellectuelle (OMPI) Quito, Équateur.
1995.
Soixante
ans d’Histoire 1927-1987. Montage de textes, chansons, danses, et interventions
de marionnettes au Rex Théâtre. Conception et réalisation du spectacle ;
Semaine culturelle
haïtienne, à Santiago, lors de la visite du Premier ministre Rosny Smarth au Chili
en mai 1997.
Rencontre
des écrivains de la Caraïbe. France, La Rochelle mai 1998.
Haïti attraverso
la sua letteratura. Colloque organisé par Istituto Italo-Latino-americano à Rome du 4
au 7 mai 1998.
D’autres rêves : Les écritures migrantes au Québec,
Séminaire
à Venise du 14 au 16 octobre 1999 organisé par le Centro Interuniversitario di
studi quebecchesi
Écriture = Rencontrer.
Rencontre
entre quatre écrivains anglophones et francophones : Driss Chraibi du Maroc,
Congrès international
sur : L’avenir des civilisations : métissage
ou purification. Université Hitotsubashi, Tokyo 26-28avril 2002
Tokyo, Japon.
Lecture de
poèmes au Lion d’or dans le cadre du Festival International de Littérature, FIL,
Montréal mai 2002.
Poète invité
au Festival International de Poésie de Trois-Rivières du 3 au 12 octobre 2003.
Il participe
aux lectures de Cinq à souhait, aux Terrasses Saint Sulpice en septembre 2005,
dans le cadre du Festival International de Littérature (FIL)
Un après-midi
de poésie et de peinture avec
Conférence au City University of
New York. Octobre 2005.
Écrivain
en résidence en Guadeloupe. Récitals, rencontres avec des étudiants, conférence :
L’exil, haut-lieu de mon écriture, et
exposition de dessins-poèmes. Guadeloupe, Sainte Rose, du 15 février au 14 avril 2006.
Poète invité
au Festival international de poésie de Trois Rivières, du 3 au 7 octobre 2006.
Lancement
de la réédition du livre Mon Pays que voici, par les Éditions Mémoire
d’encrier, de Montréal. Lecture d’extraits de ce recueil dans le cadre du Festival
International Metropolis bleu, 26 avril 2007.
En février
2008, dans le cadre du mois des Noirs, il lit des poèmes en compagnie de Dany
Laferrière, Stanley Péan, Pascale Montpetit, à une soirée organisée par Mémoire
d’encrier, à la librairie Oliviéri de Montréal.
Le 19 avril
2008, au salon du livre de Québec, il signe son livre Mon Pays que voici au kiosque
de la littérature de la francophonie et participe à une soirée Jazz et Poésie.
Il participe
à La 36ème rencontre internationale québécoise des écrivains, à Montréal,
du 24 au 26 avril 2008.
Lecture de
poèmes dans le spectacle : Poésie des trois Amériques, au Marché de la poésie,
29 mai 2008.
Une soirée
hommage intitulée : « Au jardin extravagant de la mémoire » lui est consacrée
le 30 mai 2008, à la maison de la culture du Plateau Mont-Royal, dans le cadre
du Marché de la poésie de Montréal.
Du 25 au
28 septembre 2008, Il prend part aux rencontres de poésie catalano-québécoise
de Sabadell en Espagne. Récitals. Ateliers de traduction, en vue d’une publication
de poèmes en catalan et en français.
En Haïti
:
Le quotidien
La Phalange
Le quotidien
Le Nouvelliste
Les revues :
Conjonction
Semences
Rond-Point
Chemins critiques
Rencontres
En Belgique
:
La revue
Marginales
À Cuba :
Revista Casa,
La Havane
Au Mexique
:
Revista Plural,
Mexico
Au Québec
:
Les revues :
Carnet Viatorien
Liaison
Passe-Partout. Vierge
des joncs. Vol. 1 , numéro 6-8, Montréal juin-août 1965
Lettres et
Écritures, Université de Montréal
Nouvelle
Optique, Montréal
Estuaires,
Femme-papyrus p.58,59. Numéro 117,
Montréal, février 2003. (nouveau titre du poème : Une
phrase lente de violoncelle.)
Les Écrits. Quand
l’écriture devient fumée. No 110. Montréal avril 2004.
Aux États
Unis :
Les revues :
Osiris, Femme-papyrus,
extrait pages 12 -13. No 58, Greenfield Massachusetts,
June 2004.
Bomb. When writing becomes smoke, p 84-85. No 90. New York USA. Winter 2004/2005
Callaloo. Entrevue. Poèmes. University
of Virginia 1992.
Iowa State University Press.
À Trinidad-Tobago :
The New Voice
En France :
Les revues :
Notre Librairie,
Poème No 74, Paris, avril-juin 1984
Saprifages,
Poèmes, No 22 Paris juillet 1994
No 143 Paris,
janvier-mars 2001.
Notre Librairie.
L’exil du retour, extrait du roman La
contrainte de l’inachevé. No 161, Paris mars-mai 2006.
Au Sénégal :
Éthiopiques
(Revue fondée par Sedar Senghor ) Littérature
négro-africaine, mythe ou réalité. No 34 et 35, Dakar 1983.
PRÉSENCE DANS ANTHOLOGIES ET MANUELS CRITIQUES (liste partielle) :
Poésie vivante
d’Haïti. Silvio Baridon et Raymond Philoctète
Paris, Lettres
Nouvelles / Maurice Nadeau 1978.
Histoire
de la littérature haïtienne illustrée par les textes. Raphaël Berrou, Pradel Pompilus.
Port au Prince. Editions Caraïbe. 1977
Anthologie
de la poésie haïtienne contemporaine 1945-1999. Raymond Philoctète. Montréal CIDIHCA
2000
La poésie
érotique du 20ème siècle. Jacques
Rancourt, Paris, Ed. La Pibole 1980.
Introduction
à la poésie québécoise. Les poètes et les œuvres des orignes à nos jours. Jean
Royer. Montréal. Bibliothèque québécoise1989
Rayonnants
écrivains de la Caraïbe. Régis Antoine. Paris. Maisonneuve et Larose 1998
Les grands
poèmes de la poésie québécoise, France Théoret, Alain Horic, Joseph Bonenfant.
Montréal, Hexagone 1999.
Jenner Desroches XXXXXXXXx
Dictionnaire
des poètes d’ici. M. A. Guérin et Réginald Hamel. Montréal Ed. Guérin. 2001.
Poèmes pour
dire la francophonie. Nicole Brossard. Montréal, Le Castor Astral 2002.
Figures d’Haïti,
35 poètes pour notre temps, Jacques Rancourt
Pantin, Le
Temps des Cerises et Montréal Écrits des Forges 2005.
Che in verse. Gaviin O’Toole et Georgina
Jimenez. Aflame Books U.K. 2007
QUELQUES CRITIQUES :
Mon Pays
que voici :
La chronique
de poésie de René Lacôte :
Moins l’infini
:
Mémoire en
colin-maillard :
L’Angoisse
mouvante et l’horreur achevée. Réginald Martel
Montréal. La
Mémoire en
colin-maillard :
Qui a donné
Guy et Jacques Collin, François Ricard. Montréal, Le Devoir, Samedi 19 mars 1977.
Mémoire en
colin-maillard :
Les silences
de la mémoire. Marie José Glémaud. Montréal,
Chemins critiques, vol : 5, numéro un, 2001.
La contrainte
de l’inachevé :
À la recherche
du pays perdu. Elsa Pépin Montréal. Ici, 25 oct au 1er nov 2006.
Une phrase
lente de violoncelle :
La contrainte
de l’inachevé :
Le poids
des mots, la douleur de l’exil. Dany Laferrière Chronique de lectures. Montréal,
La
La contrainte
de l’inachevé :
Déception
d’un retour au pays natal. Christian Desmeules. Montréal. Le Devoir 2 et 3 déc
2006.
La contrainte
de l’inachevé :
Cahier du
retour impossible au pays natal. Stanley Péan
Miroir Chronique de littérature québécoise. Montréal. Le Libraire, jan-fév
2007.
Max Dominique
: Haïti Littéraire. Position et propositions. Esquisses critiques. Montréal. CIDIHCA
et Édition Mémoire 1999.
Segio Zoppi
:
Jenner Desroches
: Prolégomènes à une littérature haïtienne
en diaspora.
Antonella
Emina :
Alessandro
Costantini : Il problema della narrazione alienaata nei romanzi di
Jean Jonassaint
: Des romans de tradition haïtienne sur un récit tragique. Montréal, CIDIHCA,
L’Harmattan. 2002.
ENTREVUES :
Jean Jonassaint
: Le pouvoir des mots et les maux du pouvoir : des romanciers haïtiens en exil.
Montréal,
Charles H.
Rowell « Interview with
TÉMOIGNAGES :
Pour
Ces Québécois
venus d’Haïti. Contribution de la communauté haïtienne à l’édification du Québec
moderne. Samuel Pierre éd. Montréal,