Poète, journaliste, scénariste, penseur, lettriste, conférencier, billoquetiste de tout premier ordre et maître incontesté de l’abrègement, de l’abréviation, de l’abstraction, de l’accent (affectif et antithétique), de l’accumulation, de l’adjonction, de l’alliance des mots, des phrases et des idées, de l’allitération, de l’allographie, de l’allusion, de l’amalgame syntagmatique, de l’amphibologie, de l’amplification, de l’anacoluthe, de l’anadiplose, de l’anagramme, de l’anamnèse, de l’anaphore, de l’anastrophe, de l’annomination, de l’antanaclase, de l’antépiphore, de l’antilogie, de l’antimétabole, de l’antimétathèse, de l’antiparastase, de l’antonomase, de l’aphérèse, de l’apocope, de l’apologue (à ne pas confondre avec l’apologie), de l’aposiopèse, de l’apposition, de l’approximation successive, de l’assise, de l’assonance, de l’astéisme, de l’asyndète, de l’autisme littéraire, du baroquisme, du bathos, de la battologie, de boustrophédon, de la brachylogie, des brouillages lexicaux et syntaxiques, de la cacophonie, du calembour, du calligramme, de la catachrèse, des césures typographiques, des chassés-croisés, des chiasmes, du chleuasme, de la chute, de la circonvolution, du collage, de la comparaison figurative, de la concaténation, du contrepoint, du coq-à-l’âne, de la coupe rythmique, du court-circuit, de la crase, de la cryptographie, du découpage, de la délibération, de la dénudation, de la description exhaustive, du diaphore, de la diatypose, de la diérèse, de la digression, de la disjonction, de la dislocation, de la dissociation, de la dissonance (qu’il ne faut pas confondre avec l’assonance), des distanciations, du distinguo, de la double lecture, de la dubitation, de l’écholalie, de l’écho rythmique, de l’écho sonore, de l’effacement d’objets, de l’effacement de sens, de l’effacement lexical, de l’ellipse, de l’énallage, de l’énonciation, de l’énumération, de l’épinadiplose, de l’épanalepse, l’épanorthose, de l’épenthèse, de l’épiphanie, de l’épiphonème, de l’épiphore, de l’épiphrase, de l’épithétisme, de l’épitrochasme, de l’équivoque, de l’érosion, de l’étirement, de l’euphémisme, de l’exhortation, de l’explication, de l’exténuation, du fantastique, du faux, de la gémination, de la glossolalie, de la gradation, de la grandiloquence, de la graphie, du graphisme, du gros mot, de groupement rythmique, de l’haplographie (volontaire), de l’haplologie, de l’hendiadyn, de l’hiatus, de l’homéoptote, de l’homéotéleute, de l’homonymie, de l’humour, de l’hyppalage, de l’hyperbate, de l’hyperbole, de l’hyperhypotaxe, de l’hypotypose, de l’hystérologie, des images, de l’imitation (euphuisme, gongorisme, marinisme, marotisme, pindarisme, pétrarquisme, etc.), de l’implosion, de l’incantation, de l’incohérence, de l’injonction, de l’interruption, de l’intonation, de l’invective («Le vierge incendié»), de l’inversion, de l’ironie, de l’irradation, de l’isolexisme (sous ses quatre formes : morphologique, syntaxique, syntagmatique - ou polyptote - et par dérivation), de l’isotopie, de la juxtaposition graphique, lexicale et syntaxique, du kakemphaton, du lopogramme, de la litote, du logatome, du louchement, du macaronisme, de la mesure rythmique, de la métabole, de la métalepse, de la métanalyse, de la métaphore, du métaplasme, de la métastase, de la métathèse, de la métonymie, de la mimologie, du miroir, de la monodie, du monologue intérieur, du mot dérivé, du mot forgé, du mot-valise, de la musication, du néologisme, de la nigauderie, de la nominalisation, du non-sens, de l’onomatopée, de l’oximore, du palindrome, de la parabase («Le sacre»), du paradoxe, du paragoge, du paragramme, du parallèle, du parallélisme, du paralogisme (dans ses variantes «chaudron» et «hyperlogistique»), de la paraphrase, de la parastase, de la parataxe, du paréchème ironique, de la parodie, de la paronomase, du pataquès, du pérégrinisme (joycien mais aussi carrollien), de la périphrase, de la périssologie, de la permutation du persiflage, du phébus, du pléonasme, de la pointe (forcément), de la polysyndète, de la ponctuation expressive, de la prémunition, de la prétérition, du prolepse, de la prophétie, de la prosopopée, de la prosthèse, du pseudo-langage, du psittacisme, du rappel, du réamorçage, de la redondance, de la régression, de la répétition, de la reprise, du ressassement, de la rétorsion, de la réversion, du rythme, du sarcasme, de la sériation, de la simulation, du solécisme, du sophisme (calculé), du sous-entendu («Poèmes choisis»), de la substitution, de la supplication, de la surenchère, de la suspension, du syllepse (formes variées), du symbole, du symploque, de la syncope, de la synecdoque, de la synonymie, du tactisme, du tautogramme, de la tautologie, du télescopage, du tête-à-queue, de la tmèse, de la transition, de la translation, de la triplication, du truisme rhétorique, de la verbigération («écRituRES») et du zeugme, Paul-Marie Lapointe est né le 22 septembre 1929 à Saint-Félicien.

 

Ses études, il les fit au  Séminaire de Chicoutimi puis au Collège Saint-Laurent à Montréal.

 

À dix-neuf ans (1948)  il fait une entrée très remarquée dans la littérature avec Le vierge incendié qu'il écrit alors qu'il est étudiant de l'École des Beaux-Arts à Montréal. Ce livre est publié, grâce entre autres à Claude Gauvreau, aux Éditions Mythra-Mythe où ont déjà paru Refus global et Projections libérantes de Paul-Émile Borduas, un peintre fort connu à l'époque. - Un volume de pure révolte selon les critiques du temps mais une révolte qui  "s'exprime dans l'essence même du discours et qui, je l'espère, saura réveiller chez nos contemporains un sentiment d'appartenance qui dépassera l'aspect peut-être trop religieux de leurs quotidiens." (Paul-Émile Léger).

 

De 1949 à 1950, il retourne auprès des siens, à Saint-Félicien et travaille plus d'un an à la Banque Nationale.

En 1950 on le retrouve journaliste à l'Évènement de Québec et non à l'Action Catholique - comme l'a laissé sous-entendre le Chanoine Proulx dans ses Mémoires diaphanes . - Il y restera presque cinq ans (pas le Chanoine, Paul-Marie Lapointe).

En 1952, il épouse le peintre Gisèle Verreault avec qui il collaborera en 1976 et qui collaborera avec lui en 1980.

En 1954, il est du journal La Presse (à Montréal) et non du journal Montréal-Matin - comme, encore une fois, l'a laissé sous-entendre le Chanoine cité ci-dessus. - Il y restera jusqu'en 1961 (pas le Chanoine, Paul-Marie Lapointe).

En 1959, il publie Arbres dans le premier numéro de la revue Liberté, "le premier, le plus achevé peut-être de ces longs poèmes mêlant l'improvisation au retour d'un thème fixe qui vont s'imposer dans [son] oeuvre" (Robert Melançon)

Ce volume fait scandale auprès des intellectuels nationalistes québécois qui lui reprochent d'avoir utilisé pour ses énumérations un manuel publié par le Gouvernement Fédéral, Arbres indigènes du Canada, de préférence à celui sur la Flore laurentienne du frère Marie-Victorin.   

Ce recueil est suivi de :

En 1961, il participe avec Jean-Louis Gagnon à la création du Nouveau Journal. Après la faillite de l'entreprise - faillite due au fait qu'on a pu convaincre un de ses plus importants bailleurs de fonds qu'il pourrait s'y être infiltré des communisses notoires - il devient pigiste, puis scénariste. - Film : Voir Miami, ONF (1962).

En 1963, il se noue d'amitié avec la poétesse de renom, Madame Fawzi Malhasti et son mari, le cinéaste Victor-Emmanuel Débris qu'il rencontre au cours d'un cocktail, angle Panet et Logan, à Montréal.

En 1964, il devient le rédacteur en chef du Magazine Maclean puis, en 1969, il entre au service de Radio-Canada où il occupera divers postes jusqu'en 1992.

D'autres titres :

On retrouve dans ce dernier recueil trois longs poèmes : Psaume pour une révolte de terre, Gravitations et Blues que certains critiques ont favorablement comparés aux improvisations de Lester Young, au Number 31 de Jackson Pollock, à Finnegans Wake de James Joyce, au Chien Andalou de Buñuel, aux sculptures d'Henry Moore, aux habitations de Frank Lloyd Wright et à différents pas de danse esquissés par Nijinski dans Till Eulenspiegel en 1916 (aux USA).

D'autres, comme Robert Melançon, déjà cité, n'y ont vu qu'une "forme [...] déterminée par l'évolution historique, par les conditions concrètes de l'existence telle qu'elle se donne dans une société, en un lieu et un moment précis [...]¸visant à recréer le monde en comptant sur sa partie la plus visible et sur ce qui, chez le créateur, est la partie inconnue du monde." (Ce sur quoi, depuis 1987, des exégètes se penchent en se prenant la tête à deux mains en essayant de comprendre non pas ces trois poèmes mais cette interprétation).

Dix-huit volumes de pantoums écrits entièrement en alexandrins plus deux sonnets sans rimes mais avec hiatus. - Dessins de l'artiste lyrique Agnès Letendre.

Divers poèmes (sauf les sept de l'Art égyptien) qui, "par leur approche tendent à détacher une certaine dimension du vécu réel selon une conceptuelle onirique et un onirisme conceptuel" (Pierre Péladeau). Ces poèmes annoncent déjà écRituRes  

Sur ces deux derniers livres, rapport aux jeunes filles à l'écoute, nous n'insisterons point.

En 1992, il quitte Radio-Canada . - Il y était alors directeur de la programmation radio.

Un jeu ? (Comme le dit l'auteur dans sa préface) - C'est à voir...

Paul-Marie Lapointe est marié depuis 1952 au peintre Gisèle Verreault. - le couple a eu deux enfants, Michèle, née en 1953, biologiste et Frédéric, cinéaste. - Quatre petit-fils : deux de Michèle et deux de Frédéric.


Prix littéraires :

Source : Université de Montréal